• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Bilan du séminaire "Sécurité alimentaire et changement climatique - L’initiative 4 pour 1000 : un nouveau défi concret pour le sol"

Du 17 au 20 juin 2019 à Poitiers, 150 représentants de grands organismes de recherche et d’universités, des responsables politiques, des entreprises privées, des associations et des ONG venus des cinq continents ont débattu de questions cruciales pour la protection du « capital sol », enjeu clé pour la planète. Ils étaient rassemblés par l’Inra et l’Université de Poitiers sous les auspices de l’Initiative mondiale 4 pour 1000, lancée par la France en 2015 lors de la COP 21. Ils ont pu envisager ensemble comment mettre en œuvre cette initiative en France, en Europe et dans le Monde.

Photo souvenir du séminaire
Mis à jour le 27/09/2019
Publié le 02/07/2019

Gérer le carbone organique du sol répond à des objectifs de développement durable liés au changement climatique et à la sécurité alimentaire. L’initiative 4 pour 1000 vise à augmenter chaque année le stock de carbone des sols du monde de 4 ‰, grâce à la mise en œuvre de pratiques agronomiques et sylvicoles durables. Elle implique des actions qu’il faut aujourd’hui mettre en œuvre, en saisissant à chaque étape le politiquement possible, en transformant de multiples intérêts parfois contradictoires en un objectif commun.

Le séminaire de Poitiers visait ainsi à nouer des partenariats en faveur de la durabilité et la résilience des sols, à promouvoir l’innovation et l’échange de connaissances, à inspirer les participants, à créer des réseaux et à garantir la mise en pratique de solutions appropriées dans le cadre de l’initiative 4 pour 1000. Il a permis à la communauté scientifique de trouver un terrain d’entente. Les résultats devraient permettre aux acteurs de mieux se préparer aux défis à venir, de trouver des solutions exigeantes et de prendre les premières mesures pour mettre en œuvre l’initiative 4 pour 1000. Les principaux résultats seront publiés dans deux revues scientifiques internationales – Geoderma, spécialisée sur le sol et Agronomy, consacrée à l’agronomie et l’agroécologie – et devraient être également présentés à la COP 25 « Time for action » au Chili du 2 au 13 décembre 2019.

Stéphane Le Foll : « L’agriculture peut être un élément de la solution »

Le 18 juin 2019, le séminaire a été introduit notamment par Stéphane Le Foll, ancien ministre français de l’agriculture et actuel vice-président de l’initiative 4 pour 1000, par Philippe Mauguin, PDG de l’Inra et par Marion Guillou, conseillère d’État. « Le 4 pour 1000 a été conçu pour faire en sorte que l’agriculture ne soit pas uniquement considérée comme un problème face au réchauffement climatique, mais qu’elle soit aussi un élément de la solution. »a souligné Stéphane Le Foll.  « Les sols sont une partie des solutions qu’on doit mettre en œuvre pour pouvoir réussir cette lutte contre le réchauffement climatique. ». De son côté, Philippe Mauguin a appelé à des actions concrètes et à la nécessité de travailler en partenariat avec les différents secteurs pour mettre en œuvre des politiques nationales et internationales intégrant pleinement le sol et le stockage du carbone. Marion Guillou a proposé d’utiliser les opportunités de l’initiative 4 pour 1000, notamment pour renforcer les transitions écologiques et énergétiques du xxie siècle et répondre tant aux défis de la recherche qu’aux attentes des gouvernements et des sociétés dans un contexte de défis mondiaux.

27 heures de conférences, sessions parallèles et tables rondes

Le séminaire portait sur les mesures incitatives à établir en faveur du 4 pour 1000, sur les outils pour suivre en temps réel les stocks de carbone, sur l’agroécologie et la santé du sol et sur les bénéfices d’un sol riche en carbone pour la sécurité alimentaire (meilleure résilience face aux catastrophes naturelles, réhydratation de la terre, réduction des gaz à effet de serre…). Les participants ont insisté sur le besoin d’un outil mondial d’information sur les sols. Il pourrait mesurer, surveiller et prévoir les variations des stocks de carbone dans le sol et les émissions de gaz à effet de serre, appuyant les politiques en matière de changement climatique. Un appel a également été lancé pour rassembler les exemples les plus aboutis de gestion des sols qui améliorent le stockage du carbone. Cette amélioration implique de changer d’agriculture mais aussi plus globalement dans tous les territoires, de prendre soin de nos sols pour les générations futures. Quelles mesures incitatives établir pour stocker davantage de carbone dans les sols ? Qu’est-ce qui décide les gestionnaires de l’occupation des sols à modifier leurs pratiques ? Les mesures incitatives – actions volontaires ou encouragement de comportements privés – devront tenir compte des obstacles sociaux et économiques.

Le séminaire a conclu de considérer le sol comme un investissement pour les générations futures, notamment à travers des pratiques alternatives – telles que l’agroécologie ou l’agriculture régénérative – encouragées par des politiques efficaces. Avec une nécessité : former les agriculteurs et accélérer le développement d’une agriculture sans combustible fossile, en restaurant la santé des sols et en séquestrant le carbone dans les sols. L’enjeu est de taille et nous y sommes tous confrontés : réduire le dioxyde de carbone à des échelles globalement significatives, tout en assurant la résilience des agroécosystèmes et la sécurité alimentaire.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Contact(s) presse :
Service presse de l'Inra (01 42 75 91 86)
Département(s) associé(s) :
Environnement et agronomie

Le séminaire comme si vous y étiez !

Retrouvez les vidéos des présentations en séances plénières, tous les diaporamas, les posters et le livre de tous les résumés, sur le site web du séminaire :

https://symposium.inra.fr/4p1000/