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Collecter le nectar de colza pour évaluer les risques contre les pollinisateurs

Les unités Apis et Agripop cherchent à évaluer les risques insecticides vis-à-vis des pollinisateurs, en prélevant du nectar dans les cultures oléagineuses. Dans ce cadre, elles collectent le nectar de colza. Ce travail est soutenu par le projet Poll-Ole-GI du programme Interreg Sudoe.

Récolte de nectar dans un champ de colza par les unités Apis (Inra) et Agripop Inra/CNRS) pour le projet Poll-Ole-GI du programme Interreg SUDOE en France.. © Inra
Par Pauline Arneodo
Mis à jour le 18/02/2019
Publié le 18/02/2019

Au printemps, dans le Sud-Ouest de l'Europe (Sudoe), les cultures de colza fournissent d’importantes ressources aux pollinisateurs. Celles-ci fleurissent entre avril et mai et les fleurs contiennent un nectar très attractif et apprécié par les abeilles mellifères ainsi que les pollinisateurs sauvages. Un des objectifs du projet Poll-Ole-GI est d’évaluer les risques éco-toxicologiques vis-à-vis des insectes pollinisateurs et la dispersion des contaminants agrochimiques dans leur environnement.

En 2018, les équipes de l’unité Apis du Magneraud et Agripop de Chizé ont réalisé la collecte d’échantillons de nectar dans 27 parcelles agricoles. Le prélèvement est effectué directement dans les fleurs de colza grâce à des micro-capillaires. 49 échantillons ont été collectés en 5 jours.

Prélèvement de nectar de colza à l'aide d'un micro capillaire, par les unités Apis (Inra) et Agripop (Inra/CNRS) pour le projet Poll-Ole-GI dans le cadre du programme Interreg SUDOE.. © Inra
Prélèvement de nectar de colza à l'aide d'un micro capillaire, par les unités Apis (Inra) et Agripop (Inra/CNRS) pour le projet Poll-Ole-GI dans le cadre du programme Interreg SUDOE. © Inra

De retour en laboratoire à l’unité Apis, ces échantillons de nectar sont reconditionnés et les taux de sucre sont déterminés avant d’être envoyés au laboratoire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour des analyses de résidus d’insecticides. Ainsi, il est possible d’estimer les éventuelles contaminations des ressources consommées par les pollinisateurs.